Ma première capsule avec le projet 333

Le mois d’août s’achève, la rentrée arrive et c’est l’heure du bilan pour ma toute première garde-robe capsule ! L’expérience menée cet été a été riche en enseignements et je viens partager avec vous mes réflexions, en espérant que certaines vous seront utiles pour déterminer si la capsule est un outil qui vous convient et vous aider éventuellement à en composer une.

Qu’est-ce qu’une capsule ?

Une capsule est un ensemble limité de vêtements, chaussures et accessoires (généralement, autour de 40). Composée de moins de pièces qu’un dressing classique (mais de meilleure qualité et pouvant se combiner entre elles), elle simplifie le quotidien.

Des premiers essais peu concluants

Si l’idée de la garde-robe capsule me plaisait depuis plusieurs années, je n’avais jamais réussi à sauter le pas. J’ai donc essayé d’analyser les raisons de ce blocage :

1) J’habite dans une région au climat semi-continental (de -10°C au plus fort de l’hiver à 40°C en période de canicule), et il pleut régulièrement. Posséder si peu de pièces pour toute l’année me semblait donc très compliqué.

2) En compilant divers exemples sur Pinterest, j’avais remarqué que la plupart du temps, les garde-robes capsules étaient composées presque uniquement de pièces extrêmement basiques, dans des couleurs neutres comme le blanc, le noir et le gris. Mais j’ai besoin de couleurs et celles que j’apprécie porter varient énormément en fonction des saisons (bordeaux, moutarde et caramel en automne, fuchsia, jaune et vert d’eau au printemps…).

3) J’avais peur de me lasser avec si peu de pièces, de les abîmer très vite à force de les laver tout le temps et de ne pas pouvoir changer au gré de mes envies. J’apprécie tous les ans de pouvoir ressortir certaines pièces et de les redécouvrir.

4) Beaucoup de modèles de capsules comportaient très peu de robes (le nombre de combinaisons étant plus important en choisissant des hauts et des jupes), alors que c’est ce que je porte en majorité et que c’est le type de vêtement dans lequel je me sens le mieux. Il était donc dommage de limiter leur nombre !

5) Enfin, j’étais trop focalisée sur les règles : listes déjà toute faites, nombres de pièces maximum, palettes de couleurs idéales… À trop vouloir rentrer dans les cases, je me suis un peu perdue.

Malgré de longues réflexions et de nombreux essais, j’avais donc abandonné l’idée de me lancer dans un capsule. J’avais tout de même désencombré ma penderie à l’aide de la méthode Konmari (qu’on ne présente plus), en ne gardant que des pièces qui me plaisaient et étaient à ma taille, mais paradoxalement le choix de mes vêtements et des associations restait un casse-tête tous les matins au moment de m’habiller.

Le projet 333, adapté à MES besoins

C’est début 2019 que j’ai découvert le projet 333 de Courtney Carver, du blog Be More With Less. Cette blogueuse propose une variation de la garde-robe capsule avec le projet 333 : composer un dressing de 33 pièces pour 3 mois (une saison), quatre fois par an.

Puis Myrtille, du blog Histoire Seconde, a publié un article dont le ton déculpabilisant à fini de me convaincre. J’ai réalisé au cours de ma lecture de son billet que ce qui m’empêchait de sauter le pas, c’était ces fichues règles imposées qui ne me convenaient tout simplement pas. Le maître mot pour avoir une capsule qui me convienne parfaitement était donc tout simplement la souplesse !

J’ai alors fait des ajustements qui m’ont permis de sauter le pas :

1) Organiser mes capsules par saison

Pour essayer de cadrer les choses, j’ai globalement découpé l’année en quatre : septembre-octobre-novembre (c’est en général la dernière semaine de novembre que je ressors mes gros manteaux d’hiver, il me semblait donc naturel de changer de capsule à ce moment-là) / décembre-janvier-février / mars-avril-mai / juin-juillet-août.

Cependant, je garde en tête que ma capsule d’été peut très bien me servir 2 mois et celle d’automne 4. Rien ne m’oblige à ranger les pièces de printemps le 20 juin au soir. Je me laisse la liberté de faire tourner mes quatre capsules saisonnières en fonction des températures extérieures et de mes envies.

2) Choisir mes pièces sans la pression du nombre, du type ou de la couleur

Je suis partie sur 33 pour avoir une idée de départ, mais je savais que ce n’était pas ferme et définitif. J’ai par exemple décidé de ne pas compter mes bijoux, car je porte toujours les mêmes tout au long de l’année. J’ai choisi des pièces que j’aime, que je porte souvent, et j’ai ajusté par la suite autour d’elles. J’ai gardé mes robes, ainsi que des vêtements qui n’iront jamais ensemble mais que j’aime trop pour ne plus les porter.

Ce que j’ai appris avec ma première capsule 333

  • La première chose qui m’a frappée est la place occupée dans ma penderie par ma capsule. Alors que mon portant était auparavant rempli de ceintres, il est devenu très facile de voir en un seul coup d’œil ce que je possède. Savoir exactement ce que j’ai a été un vrai avantage lorsque j’ai cherché 3 pièces pour affiner et compléter ma capsule début juillet : j’avais une vraie vision de ma penderie, et je savais donc instantanément si la pièce que j’avais dans les mains pourrait s’accorder ou pas au reste de ma capsule. Cela m’a évité bien des erreurs d’achat !
  • L’ensemble de ma capsule d’été rentre dans une valise cabine. Entre mes vacances et la période où je suis allée surveiller la maison de mes parents en leur absence, je n’ai pas été chez moi pendant presque 6 semaines, et j’ai pu emmener l’intégralité de ma capsule avec moi. Pas besoin de liste, il m’a suffit de tout transférer dans ma valise. Cela a été un vrai gain de temps et d’énergie, et je n’ai manqué d’absolument rien.
  • Il est normal d’avoir besoin de faire des ajustement en cours de saison. J’ai ainsi enlevé de ma capsule une jupe et l’un de mes deux shorts en jean, que je ne portais finalement pas. J’ai rajouté une deuxième paire de chaussures fermées plus adaptées à la pluie, car je n’avais prévu qu’une paire de baskets en toile. Je pars maintenant du principe qu’une capsule a besoin de « vivre » au moins une saison entière avant d’être à peu près finalisée, car il est parfois difficile de prévoir toutes les situations en amont.
  • Enfin, on pourrait croire que le projet 333 amène à posséder en tout 132 pièces, ce qui est beaucoup. Mais en réalité, lorsque j’ai composé ma capsule d’automne, j’ai gardé pas moins de 14 pièces (sur les 32 que j’avais au final dans ma capsule été) d’une saison à l’autre : jean, t-shirt blanc, blazer noir… J’ai donc bon espoir d’atteindre au final moins de 100 pièces pour toute l’année (vêtements, sacs, chaussures, accessoires). Cela pourra paraître beaucoup (ou trop peu) pour certains, mais cela correspond à mon style et à mon mode de vie, et c’est le plus important.

Comment se lancer ?

Désolée de vous décevoir, mais je n’ai pas de formule magique à vous donner ! Par contre, je peux vous détailler mon cheminement. Il n’est pas parfait et ne correspondra pas à tout le monde, mais s’il peut vous aider à démarrer, j’en serais ravie !

Le projet 333 prévoit une capsule par saison, j’ai donc commencé par placer sur mon lit des caisses (une pour chaque saison). Puis j’ai sorti de ma penderie les affaires très clairement saisonnières : petits débardeurs et robes légères (caisse été), accessoires à carreaux (caisse automne), pull de Noël (caisse hiver)… Pendant que je triais, j’ai pris mes pièces en photo avec mon téléphone et j’ai placé les photos dans un dossier pour chaque saison.

Quand j’ai eu fini, j’ai attaqué les pièces qui pouvaient correspondre à plusieurs saisons, en dupliquant cette fois-ci les photos et en les rangeant dans les dossiers correspondant sur mon téléphone (ex. dossier automne et dossier hiver) au fur et à mesure.

À la fin du processus, je me suis retrouvée avec mes 4 « pré-capsules », qui étaient loin d’être parfaites et ne comportaient bien évidemment pas 33 pièces ! Mais c’était une très bonne base pour commencer.

Le fait d’avoir toutes les photos sous les yeux m’a permis de faire des ajustements. J’ai commencé par écarter certains doublons (plusieurs gilets noirs par exemple). Puis, j’ai essayé de voir ce qu’il manquait dans certaines capsules en imaginant différentes situations (travail, sorties, voyages…). La plupart du temps, j’avais déjà ce qu’il manquait dans la capsule d’une autre saison. Dans le cas contraire, j’ai créé une liste pour pouvoir compléter le moment venu.

À la fin de mon tri, j’ai replacé ma capsule d’été dans ma penderie, et j’ai rangé les autres dans trois caisses (automne, hiver, printemps). Pour les pièces appartenant à plusieurs saisons, je les ai rangé dans la saison la plus proche (par exemple, je me servirai d’abord d’une pièce automne/hiver en automne, c’est donc dans cette caisse que je l’ai rangée). Puis j’ai stocké mes trois caisses tout en haut de ma penderie, puisque je n’en ai pas eu besoin de tout l’été.

J’ai enfin mis les quelques pièces qui ne rentrent dans aucune capsule à l’intérieur d’un carton, que j’ai également rangé en haut de ma penderie. Je me laisse un an pour faire tourner mes quatre capsules avant de vendre ou de donner ces dernières pièces.

Une application bien pratique pour les capsules : Stylebook

Avant de finir, j’aimerais vous parler d’une application que j’ai trouvée très utile pour finaliser mes capsules : Stylebook (disponible uniquement sur l’AppStore, il me semble).
* cet article n’est pas sponsorisé

L’application permet de visualiser toutes ses pièces et de créer des associations entre elles. Pour cela, il suffit de prendre des photos (l’application permet de les détourer, même si le résultat parfois un peu raté pour les vêtements blancs). Cela va vite, surtout avec une capsules d’une trentaine de pièces. Personnellement, j’ai quand même eu la flemme de le faire et j’ai tout simplement fait une recherche d’images sur Internet pour trouver ce qui se rapprochait le plus de ce que j’avais !

À partir de là, il est possible d’indiquer sur un calendrier ce que l’on a porté chaque jour. L’application fait ensuite des statistiques sur les articles les plus et les moins portés. Même si c’est clairement quelque chose que je ne me vois pas faire sur le long terme, cela m’a cependant permis en milieu de saison de cibler les pièces que je portais peu ou pas et d’adapter ma capsule.

Enfin, si vous avez une panne d’inspiration, il est possible d’utiliser la fonction « aléatoire » : il suffit d’indiquer à l’application que vous voulez, par exemple, un haut, un bas, une paire de chaussures et un sac, et elle vous donne immédiatement 10 idées d’associations. Certaines sont plus heureuses que d’autres, mais cette fonctionnalité permet de découvrir des looks auxquels on ne penserait pas, et peut également faire gagner du temps le matin quand on manque d’inspiration !

J’espère que ce long article sur ma première capsule 333 aura été instructif et vous aura, pourquoi pas, donné envie d’essayer à votre tour. N’hésitez pas à me dire ici ou sur Instagram si vous avez déjà essayé la garde-robe capsule et/ou le projet 333, et ce que vous en avez pensé !

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